Le carnet du taxi
Réglementation T3P : les règles à maîtriser pour l’examen
L’épreuve de réglementation du T3P est commune aux taxis et aux VTC, avec un coefficient 3 et une note éliminatoire. Voici les grands blocs du code des transports à savoir expliquer, et la manière de les réviser.
- Durée
- 45 minutes
- Coefficient
- 3 sur 17
- Questions
- 5 courtes et 10 QCM
- Éliminatoire
- sous 6 sur 20
L’épreuve A en chiffres
Le T3P, c’est le transport public particulier de personnes : taxis, VTC et véhicules motorisés à deux ou trois roues. Sa réglementation fait l’objet de la première épreuve écrite de l’examen, commune aux candidats taxi et VTC. Son intitulé complet, depuis le 1er avril 2024, est « réglementation du transport public particulier de personnes et prévention des discriminations et des violences sexuelles et sexistes ».
| Élément | Épreuve A |
|---|---|
| Durée | 45 min |
| Format | 5 questions à réponse courte et 10 QCM |
| Coefficient | 3 |
| Note éliminatoire | sous 6 sur 20 |
Avec un coefficient 3 sur 17, c’est l’une des épreuves qui pèsent le plus, au même niveau que la sécurité routière et les deux épreuves propres au taxi. Le programme officiel figure en annexe de l’arrêté du 6 avril 2017. Ci-dessous, les règles du code des transports qu’un futur taxi doit savoir expliquer en quelques lignes.
Qui peut exercer : l’accès à la profession
Premier bloc : les conditions communes à tous les conducteurs du T3P (articles R3120-6 à R3120-9). Elles tombent bien en question courte parce qu’elles sont précises :
- un permis dont le délai probatoire est expiré ;
- une condition d’honorabilité vérifiée sur le bulletin n° 2 du casier judiciaire, avec une liste de condamnations incompatibles ;
- une aptitude médicale contrôlée par un médecin agréé, tous les 5 ans avant 60 ans, puis tous les 2 ans jusqu’à 75 ans et chaque année ensuite ;
- une carte professionnelle délivrée par le préfet, valable 5 ans.
Le détail de ces conditions est expliqué dans les conditions pour devenir taxi.
Maraude et réservation : la frontière taxi et VTC
C’est le cœur de la réglementation du secteur. Le taxi peut stationner ou circuler en quête de clients dans le ressort de son autorisation de stationnement (article L3121-11). Sans autorisation, il est interdit de prendre en charge un client sur la voie publique sans réservation préalable et de circuler en quête de clients (article L3120-2). Cette distinction explique pourquoi le VTC travaille uniquement sur réservation.
Savoir l’expliquer clairement, avec les bons mots (« ressort », « réservation préalable », « autorisation de stationnement »), vaut des points en question courte. La comparaison des deux métiers est développée dans taxi ou VTC.
L’autorisation de stationnement
Pour exploiter un taxi, il faut une ADS (article L3121-1). Les ADS délivrées depuis le 1er octobre 2014 sont incessibles, valables 5 ans renouvelables et exploitées personnellement par leur titulaire. Les plus anciennes peuvent être cédées sous conditions de durée. L’exploitation doit être effective et continue. Ces règles sont reprises en détail dans la licence de taxi.
L’exécution du service
Un taxi en service et disponible doit prendre en charge le client qui le sollicite dans le ressort de son autorisation (article R3121-23). Le même article liste les cas où il peut refuser une course : destination hors du ressort, incompatibilité avec les temps de travail et de repos, réservation déjà acceptée, risque pour l’hygiène ou la sécurité. Les chiens guides d’aveugle et d’assistance sont expressément exclus des motifs de refus liés aux animaux.
S’y ajoutent les équipements obligatoires (taximètre, dispositif lumineux, imprimante, terminal de paiement) et la tarification réglementée, traités dans taximètre et tarifs.
Discriminations et violences sexistes
Depuis 2024, le référentiel de l’épreuve A demande de connaître les discriminations listées à l’article 225-1 du code pénal. Ce texte vise notamment l’origine, le sexe, l’état de santé, la perte d’autonomie, le handicap, l’âge ou le lieu de résidence. Pour un taxi, la mise en pratique est directe : un refus de course ne peut reposer que sur les motifs prévus par le code des transports, jamais sur la personne du client. L’accueil des personnes handicapées est traité dans taxi et PMR.
Comment réviser
- Apprenez les chiffres clés par cœur : durées de validité, délais, âges de la visite médicale.
- Entraînez-vous aux questions courtes : deux ou trois phrases précises valent mieux qu’un paragraphe vague.
- Ne négligez pas l’épreuve G, propre au taxi, qui reprend la réglementation nationale du métier avec le même coefficient.
Des pistes d’entraînement sont réunies dans annales et entraînement. Pour être encadré sur ces matières, la formation initiale reste la voie la plus sûre, même si elle n’est pas obligatoire pour s’inscrire.
Se faire accompagner sur les écrits
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Sources
- Arrêté du 6 avril 2017 relatif aux programmes et à l’évaluation des épreuves des examens taxi et VTC, Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Règlement d’examen T3P des chambres de métiers, exament3p.fr (consulté le 5 novembre 2026).
- Code des transports, articles R3120-6 à R3120-9 (conditions communes au T3P), Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Code des transports, articles L3121-1 et suivants (autorisations de stationnement), Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Code des transports, articles R3121-1 et suivants (taxis : équipements, carte, ADS, exécution du service), Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Code de la route, articles R221-10 et R221-11 (visite médicale), Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Code pénal, article 225-1 (définition des discriminations), Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).