Comparatif
Taxi ou VTC : comparer avant de choisir
Même tronc commun d’examen, même chambre de métiers, mais deux métiers différents dans la rue. Le taxi peut être hélé, se placer en station et transporter des patients conventionnés ; le VTC travaille uniquement sur réservation. Voici les écarts concrets, vus du côté taxi.
- Épreuves communes
- 5 sur 7 à l’écrit
- Examen complet
- 241 € en 2026
- Passerelle vers taxi
- 168 €, si admissible depuis moins de 3 ans
- Prise en charge taxi
- 4,48 € au plus en 2026
Ce que taxi et VTC partagent
Les deux métiers relèvent du transport public particulier de personnes, le T3P. Mêmes conditions d’accès : permis sorti de la période probatoire, bulletin n° 2 du casier sans les condamnations listées par l’article R3120-8 du code des transports, contrôle chez un médecin agréé. Même organisateur d’examen : la chambre de métiers et de l’artisanat. Et cinq épreuves écrites identiques, de A à E : réglementation du T3P, gestion, sécurité routière, français et anglais.
Ce tronc commun rend les allers-retours possibles : un candidat déclaré admissible à l’un des examens peut, dans les 3 ans qui suivent la notification de ses résultats, se présenter seulement aux épreuves spécifiques de l’autre profession, selon le règlement d’examen des CMA.
Ce qui n’appartient qu’au taxi
Le taxi est le seul à pouvoir être hélé dans la rue. L’article L3121-11 du code des transports lui permet de stationner et de circuler en quête de clients dans le ressort de son autorisation de stationnement. C’est la maraude, et ce sont les stations : gares, aéroports, hôpitaux.
- Une autorisation de stationnement (ADS), la « licence », attachée au véhicule et délivrée par la commune, ou par le préfet de police à Paris. Voir le guide de la licence.
- Des équipements imposés par l’article R3121-1 : taximètre homologué, lumineux vert ou rouge, imprimante, terminal de paiement, plaque d’ADS.
- Des tarifs plafonnés par arrêté chaque année, puis déclinés par le préfet. En 2026, la prise en charge est au plus de 4,48 €, le kilomètre au plus de 1,30 € et la course minimum de 8 €.
- Le transport de patients pour l’assurance maladie, réservé aux taxis conventionnés. La convention-cadre de 2025 demande une ADS exploitée depuis au moins 3 ans. Détails dans le taxi conventionné.
- Une épreuve locale à l’examen, sur le département demandé.
Ce qui caractérise le VTC, vu du taxi
Le conducteur VTC n’a pas d’ADS. L’article L3120-2 lui interdit donc de prendre en charge un client sur la voie publique sans réservation préalable et de circuler en quête de clientèle. Pas de taximètre ni de lumineux : la course est réservée avant la prise en charge. À l’examen, ses épreuves spécifiques portent sur le développement commercial et la réglementation propre au VTC, sans épreuve locale.
Le taxi aussi peut travailler sur réservation. Hors du ressort de son ADS, il présente un justificatif de réservation préalable en cas de contrôle (fiche F21907).
Chauffeur pour une application de réservation : de quel métier parle-t-on ? Les applications de réservation (VTC) font travailler des chauffeurs VTC : c’est donc la carte VTC et la réservation préalable obligatoire. Un taxi peut lui aussi accepter des courses réservées par application, en plus de la maraude et des stations ; son statut, son examen et ses tarifs restent ceux du taxi. Choisir une application ne dispense d’aucun des deux examens.
Le comparatif ligne par ligne
| Critère | Taxi | VTC |
|---|---|---|
| Client hélé dans la rue, stations | Oui, dans le ressort de l’ADS | Non, réservation préalable obligatoire |
| Autorisation de stationnement | Obligatoire pour exploiter, sauf salarié ou locataire | Sans objet |
| Prix de la course | Taximètre, tarifs maximums fixés par arrêté | Pas de taximètre ni de tarif taxi |
| Épreuves écrites | 7, dont l’épreuve locale | 7, sans épreuve locale |
| PSC1 pour la première carte | Exigé (R3121-17) | Non exigé |
| Transport de patients conventionné | Possible après 3 ans d’ADS | Non |
| Formation continue | 14 h tous les 5 ans | 14 h tous les 5 ans, sessions séparées |
Trois questions pour trancher
Voulez-vous travailler sans dépendre d’une application ? La maraude et les stations donnent au taxi une clientèle qui ne passe par aucun intermédiaire.
Pouvez-vous financer ou attendre une licence ? Sans ADS à votre nom, vous roulez en taxi comme salarié ou comme locataire d’une autorisation ancienne. Les options sont comparées dans acheter ou louer.
Connaissez-vous bien votre département ? L’épreuve locale est éliminatoire sous 6 sur 20. Un chauffeur qui connaît déjà la ville part avec un avantage réel. La préparation est détaillée dans l’épreuve locale.
Déjà VTC : le chemin vers le taxi
Si vous avez été déclaré admissible à l’examen VTC depuis moins de 3 ans, vous ne repassez que les deux épreuves écrites du taxi, puis la pratique au taximètre. Les droits sont de 168 € en 2026. Une carte VTC obtenue par équivalence, sans examen, ne donne pas accès à ce raccourci. Tout le parcours est expliqué dans la passerelle VTC vers taxi, et les raisons de franchir le pas dans le profil chauffeur VTC.
Questions fréquentes
Vos questions
Peut-on devenir taxi en travaillant pour une application de VTC ?
Le chauffeur reste VTC tant qu’il n’a pas réussi l’examen taxi et obtenu une carte de taxi. Un taxi peut, lui, accepter des courses réservées, avec un justificatif de réservation hors du ressort de son autorisation.
L’examen taxi est-il plus difficile que l’examen VTC ?
Les cinq premières épreuves écrites sont les mêmes. Le taxi ajoute l’épreuve locale sur le territoire du département et une épreuve sur la réglementation nationale du taxi, puis une pratique avec taximètre, impression de la note et encaissement.
Faut-il une licence pour être taxi ?
Pour exploiter un taxi à votre compte, oui. Vous pouvez aussi conduire comme salarié d’une société de taxis ou louer une autorisation délivrée avant le 1er octobre 2014, seules à pouvoir être exploitées ainsi.
Conduire pour une application de réservation (VTC), c’est devenir taxi ?
Non. Les applications de réservation (VTC) font travailler des chauffeurs VTC, avec réservation préalable obligatoire. Un taxi peut aussi recevoir des courses par application, mais il garde son examen, sa carte de taxi, son taximètre et ses tarifs réglementés.
Je choisis le taxi : trouver mon stage
Gratuit et sans engagement. Votre demande va à un seul centre de formation, et seulement si vous cochez la case.
Sources
- Code des transports, articles L3121-1 à L3121-12 (autorisations de stationnement, maraude) (consulté le 5 novembre 2026).
- Code des transports, articles R3121-1 et suivants (équipements, carte, ADS) (consulté le 5 novembre 2026).
- Code des transports, articles R3120-6 à R3120-9 (conditions communes) (consulté le 5 novembre 2026).
- Arrêté du 6 avril 2017 relatif aux programmes et à l’évaluation des examens taxi et VTC, Légifrance (consulté le 5 novembre 2026).
- Règlement de l’examen d’accès aux professions de taxi, VTC et VMDTR, CMA (version décembre 2024) (consulté le 5 novembre 2026).
- exament3p.fr, informations et tarifs des examens 2026 (consulté le 5 novembre 2026).
- Arrêté du 24 décembre 2025 relatif aux tarifs des courses de taxi, JORF du 31 décembre 2025 (consulté le 5 novembre 2026).
- Arrêté du 29 juillet 2025 approuvant la convention-cadre nationale des taxis conventionnés (consulté le 5 novembre 2026).
- Fiche « Devenir chauffeur de taxi », entreprendre.service-public.gouv.fr (F21907, vérifiée par l’administration le 13 juillet 2026) (consulté le 5 novembre 2026).