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Spécialité

Taxi moto (VMDTR) : un examen à part

Le « taxi moto » n’est pas un taxi : c’est un conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues, ou VMDTR, avec son propre examen, ses deux épreuves spécifiques et un équipement imposé pour le passager. Conditions, épreuves et passerelles avec le taxi.

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Vérifié le 5 novembre 2026Lecture 4 minTextes officiels cités

Permis exigé
catégorie A, hors période probatoire
Épreuves spécifiques
2, coefficient 3 chacune
Pratique
au moins 20 min, admis à 12/20
Offres CPF
9, médiane 1 500 € TTC
Sources : arrêté du 16 février 2018, règlement d’examen CMA, catalogue CPF du 4 novembre 2026.

Taxi moto : de quoi parle-t-on

Dans les textes, on ne dit pas « taxi moto » mais conducteur de véhicule motorisé à deux ou trois roues, VMDTR. C’est l’une des trois professions du transport public particulier de personnes, avec le taxi et le VTC. Le code des transports traite le transport de personnes à moto dans un chapitre distinct de celui des taxis (article L3123-1, cité par la fiche F21907 sous le titre « Moto-taxi et scooter taxi »).

Point essentiel : malgré le nom courant, le VMDTR n’est pas un taxi. Il ne détient pas d’autorisation de stationnement, n’a ni taximètre ni lumineux, et ne peut donc pas être hélé dans la rue. Comme tout conducteur sans ADS, il ne prend un client sur la voie publique qu’après une réservation préalable (article L3120-2). Si ce qui vous attire, c’est la station et la maraude, c’est l’examen taxi qu’il vous faut : voir taxi ou VTC pour comparer les métiers.

Les conditions d’accès

Les conditions communes au T3P s’appliquent : honorabilité, aptitude médicale chez un médecin agréé, et les mêmes cas d’interdiction d’inscription que pour le taxi. Une différence de taille : le règlement d’examen des CMA demande un permis de catégorie A dont la période probatoire est terminée, et non le permis B. Les autres conditions sont détaillées dans les conditions d’accès.

Le même règlement prévoit une autre porte d’entrée pour le VMDTR, absente pour le taxi : l’accès par équivalence, sous réserve d’une expérience d’au moins un an comme conducteur professionnel de personnes au cours des dix dernières années. Une carte obtenue ainsi ne permet ensuite pas de passer seulement les épreuves spécifiques d’une autre profession, faute d’avoir validé le tronc commun.

Un examen à part, avec un tronc commun

L’examen VMDTR est organisé par les chambres de métiers et encadré par l’arrêté du 16 février 2018. Les cinq épreuves écrites communes au T3P, de A à E, sont les mêmes que pour le taxi. Les deux épreuves spécifiques changent :

Épreuves spécifiques comparées, règlement d’examen CMA (version décembre 2024)
ÉpreuveFormatDuréeCoef.Note éliminatoire
F(M) Sécurité routière propre à la moto12 QCM et 4 QRC30 min3sous 6/20
G(M) Prise en charge du passager6 QCM et 2 QRC20 min3sous 6/20
F(T) taxi, pour comparaison : territoire et réglementation locale2 QRC et 6 QCM20 min3sous 6/20

Il n’y a donc pas d’épreuve locale en VMDTR. L’épreuve pratique dure au moins 20 minutes de conduite en circulation, avec une admission à 12 sur 20, comme pour les autres professions. Les droits d’inscription propres à l’examen VMDTR ne sont pas repris ici : consultez-les sur la plateforme des chambres de métiers au moment de votre inscription.

Le véhicule et l’équipement exigés le jour de la pratique

Le règlement d’examen des CMA est précis sur ce que le candidat apporte :

  • l’original du permis A, en bon état ;
  • une moto assurée répondant aux caractéristiques de l’arrêté du 17 mars 2015, équipée d’un tablier passager, de repose-pieds, d’un top case et d’une grille porte-valise ;
  • l’équipement du conducteur : casque avec système de communication bluetooth, gants et tenue adaptée ;
  • l’équipement du passager : une charlotte, deux paires de gants et deux casques de deux tailles différentes.

Le règlement prévoit aussi qu’un candidat VMDTR peut être ajourné dès le début de l’épreuve s’il n’est pas équipé d’un casque et de gants homologués, et le cas échéant d’un gilet haute visibilité. Dans le cadre d’une formation, le centre peut mettre le véhicule à disposition, sur attestation.

Taxi et moto : les passerelles

Le règlement d’examen ouvre une mobilité professionnelle entre les trois métiers. Un candidat déclaré admissible aux épreuves écrites complètes de l’un des examens peut, dans les 3 ans qui suivent la notification de ses résultats, passer uniquement les épreuves spécifiques d’une autre profession. Concrètement :

  • admissible à l’examen taxi depuis moins de 3 ans, vous pouvez viser le VMDTR en passant F(M), G(M) et la pratique moto ;
  • admissible au VMDTR depuis moins de 3 ans, vous pouvez viser le taxi en passant l’épreuve locale F(T), la réglementation taxi G(T) et la pratique au taximètre.

Au-delà de 3 ans, nous n’avons pas trouvé de passerelle écrite dans les textes : renseignez-vous auprès de la chambre de métiers.

Se former au VMDTR

L’offre est très réduite. Dans le catalogue Mon Compte Formation extrait le 4 novembre 2026, nous avons compté 9 offres liées au taxi moto, pour un prix médian de 1 500 € TTC. Le financement est possible selon votre situation. Pour le taxi, l’offre est bien plus large : voir la formation initiale taxi et les prix observés.

Questions fréquentes

Vos questions

Un taxi moto peut-il prendre des clients dans la rue ?

Non. Le conducteur VMDTR n’a pas d’autorisation de stationnement : il ne peut prendre en charge un client sur la voie publique qu’après une réservation préalable.

Quel permis faut-il pour le VMDTR ?

Le permis de catégorie A, dont la période probatoire est arrivée à terme, selon le règlement d’examen des chambres de métiers.

Un chauffeur de taxi doit-il tout repasser pour devenir VMDTR ?

Pas s’il a été déclaré admissible à l’examen taxi depuis moins de 3 ans : il passe alors les deux épreuves spécifiques moto et la pratique.

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